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Vendredi 30 mai 5 30 /05 /Mai 23:06

Remarque : Message transféré  en P.J.

 

Cher (e) s camarades,

 

Salut,

 

Nous vous envoyons en P.J.  ce dossier sur les conditions des employés de la CNOPS (CAISSE NATIONALE DES ORGANISMES DE PREVOYANCE SOCIALE)

 

 

En vous priant de le diffuser à vos collègues.

 

Nous vous remercions infiniment  tous d'avance.

 

 

Très cordialement

 

Amitiés syndicalistes.

 

 

Le syndicat  U.M.T.  en bref:

 

-UMT : L'Union Marocaine du Travail, est une organisation syndicale marocaine fondée en mars 1955 à Casablanca avant l’indépendance du Maroc.

  

www.umt-usf.com


 

La Caisse Nationale des Organismes de Prévoyance Sociale

 

Face à la cadence des protestations des employés de la CNOPS, au retard flagrant du traitement des dossiers et du remboursement des adhérents, en dépit des déductions obligatoires opérées sur les salaires des fonctionnaires du secteur public ainsi que des employé(e)s  des établissements semi-publics, à l’échec dans l’application du statut de l’assurance obligatoire sur la maladie (l’AMO), stipulé depuis août 2005 par la loi 65.00, et à la parution d’annonces publicitaires grassement payées dans certaines publications vantant la prétendue excellente gestion des services de cette institution…, nous avons contacté, dans le but d’élucider ces contradictions et mettre au jour la réalité de l’une des plus grandes institutions sociales au Maroc, trois membres du Bureau syndical des employé(e)s de la CNOPS « UMT » : Ahmed Sqalli Houssaini, Fouad Lahrairi et Abderrahim Najib, qui nous ont accordé l’entretien suivant :

·       Il est remarquable que les employés de la CNOPS poursuivent leur grève depuis plus d’un an. Les problèmes qui se posent sont-ils ardus proportionnellement à la dimension de ces grèves continus ?

-         Il est vrai que les protestations des employés et leurs grèves se sont accrues de façon continue pendant cette dernière année. Antérieurement à cette date, les grèves visaient la réalisation de revendications pouvant être qualifiées de routinières ou d’ordinaires, telles que la titularisation et l’adoption d’un nouveau statut des employés, revendications qui n’ont pas pu être agrées par le ministère des Finances, à cause du vide administratif et d’une sclérose en matière de prise de décision.

Cependant, le mouvement de protestation a été suspendu dès la nomination d’un nouveau responsable à la tête de la Caisse, afin que ce responsable ait l’occasion de traiter les problèmes qui se posent, et les employé(e)s se sont investi(e)s, aussitôt que l’AMO est entrée en vigueur, dans tous les projets qui étaient alors considérés comme étant de véritables chantiers de réforme, espérant par là l’amélioration et des conditions de leur institution et de leurs propres conditions matérielles et morales. Mais c’est malheureusement l’inverse qui s’est produit, les conditions de la Caisse et celles des employé(e)s n’ayant connu la moindre amélioration. Bien au contraire, des acquis ont été ignorés et des dysfonctionnements administratifs ont surgi, entravant la fonction de la Caisse en tant qu’institution sociale. Ce qui s’est répercuté sur la situation des employé(e)s et a exacerbé le mouvement protestataire.

·       Parfait, quelle est d’abord la nature de ces revirements ?

-         Nombre d’acquis ont été bafoués, comme les examens, les analyses et les soins médicaux, l’hospitalisation et la pharmacie, le système horaire des brigades qu’a observé l’institution durant des décennies et qui a  été une solution adéquate au problème de surcharge, permettant d’être au service des adhérent(e)s et des visiteurs de la Caisse tout au long de la journée, de sept heures à dix-neuf heures, en sus des crédits de logement qui ont connu un grave revirement, leur nombre étant passé de 15 bénéficiaires par an à seulement trois, en dépit de la hausse du nombre de demandes liées à cette prestation.

Les œuvres sociales ont également connu un revirement, au niveau du versement des primes annuelles des employé(e)s, la multiplication des entraves au détriment de l’action syndicale. De même a-t-on dépouillé les anciens cadres de la Caisse de toute responsabilité et a-t-on cessé de les faire participer à la gestion des affaires de l’institution, malgré leur compétence et l’expérience qu’ils ont accumulée.

Ces revirements interviennent dans le contexte de la détermination de l’administration de la Caisse à bannir les cadres et employé(e)s, en les poussant à quitter l’institution, par le moyen de démissions ou de licenciements déguisés en départ volontaire, sans avoir perçu le droit à une pension conséquemment à cette opération, ni bénéficié de l’exonération d’impôt prévue pour pareilles indemnités,                                        pour ne percevoir que de sommes très dérisoires qui sont sans commune mesure avec leurs compétences.

Ces revirements ont valu à la Caisse près de 70 cadres et employé(e)s. Ce qui s’est répercuté sur la gestion de l’institution et la qualité de ses prestations, les experts dans le domaine de la couverture médicale considérant justement que l’expérience accumulée par les employé(e)s est la force de frappe pour que l’institution fasse aboutir son plus grand projet. Sachant  que des missions et des rôles incombant à certains employé(e)s de la Caisse, tels que la liquidation des dossiers de maladie  et les techniciens du contrôle des dossiers médicaux, sont inexistants sur le marché de l’emploi et ne s’acquièrent que par l’accumulation de l’expérience.

·       Ai-je à déduire de cela que la Caisse souffre de graves dysfonctionnements ?

-         Naturellement, ce qui se manifeste  dans l’incapacité de la Caisse, en dépit de l’ampleur des dépenses en fait de gestion et d’investissement, à respecter jusqu’à présent les délais légaux de la quasi-totalité des services qu’elle doit aux adhérents et aux fournisseurs de soins.

·       Quelle est la nature des dépenses en matière d’investissement et de gestion ?

- Concernant l’investissement, il a été institué un système d’informatique, en échange de celui qui a servi par le passé et que la nouvelle administration de la Caisse qualifiait d’« arrêt cardiaque ». Ce système informatique a coûté à l’administration près de quatre milliards de centimes, sans compter les dépenses qu’occasionnent la maintenance et la formation. Il figure une manière de système hermétique nécessitant un contrat avec la société productrice pour la maintenance et la programmation, ce qui signifie des dépenses supplémentaires et exorbitantes. Quant à la gestion, la politique de licenciements déguisés et de « démissions » adoptée par l’administration a visé le recrutement d’autres cadres et compétences, avec des salaires fort coûteux, par le biais de contrats de travail ou d’« annexions ». Mais bon nombre de ces compétences fraîchement recrutées n’ont pas pu suivre la politique de gestion et ont préféré démissionner.

* Comment expliquez-vous que ces dépenses n’aient pas eu de répercussions positives, que ce soit pour les conditions de travail ou des services rendus par la Caisse ?

- On a attendu que le système informatique contribue à améliorer le rendement dans la perspective du respect des délais légaux des prestations prévus et déclarés officiellement. Mais il est notable que le retard dans la liquidation des dossiers s’est  au contraire accentué. Et pour atténuer de ce retard inédit dans l’histoire de la Mutuelle, l’administration a été contrainte de revenir à la logique de l’ancien système, qu’elle a qualifié par le passé d’« arrêt cardiaque » ! Ce système informatique s’apparente à celui qui s’est procuré une voiture qu’il comptait substituer à la charrette tirée par un cheval, et qui s’est vu obligé, faute de pouvoir s’en servir, de la faire tirer par le cheval.

Quant au retentissement de ces dépenses sur les conditions de travail, elle apparaît dans l’effort éreintant que requièrent la liquidation et la saisie des dossiers de maladie qui s’élevaient quotidiennement à quelque 300 et 420 dossier par employé(e), tandis qu’ ils variaient avec le nouveau système informatique entre 180 et 240 dossiers par employé(e) en une journée.

·       Vous parlez souvent, dans vos communiqués de conditions de travail lamentables. Voudriez-vous expliquer davantage ?

-         En premier lieu, nous signalons que la surcharge s’étend à l’ensemble des services de la Caisse. Des proches de l’administration, dans le cadre de la politique discriminatoire de cette dernière, bénéficient de bureaux spacieux et bien équipés, alors que le reste des employé(e)s croupissent dans des conditions inhumaines, vivant dans des caves, bien que l’institution dispose d’autres bâtiments qui demeurent inexploités sur les avenues d’Alger  et de Moulay Rachid, à Rabat.  Nous ne nions pas que l’inexploitation de ces bâtiments remonte à l’ancienne administration, mais le régime horaire des brigades parvenait à résoudre le problème de surcharge et d’exploitation des services, sachant que le nombre d’employé(e)s s’est multiplié. Nous signalons n second lieu que, n’étaient les sit-in de protestation, la situation aurait été dramatique, car on procédait à étouffer carrément les employé(e)s, ce qui provoquait quotidiennement nombre d’évanouissements, reflétant la détérioration de leur état psychique et de la pression exercée sur eux.

·       Il est un règlement provisoire mis en œuvre depuis 1981, qui s’est inspiré de celui régissant la Fonction publique, sachant que la personnalité juridique de l’institution demeure vague. En effet, elle ne figurait point parmi les institutions  publiques dépendant des services de ministère des Finances, mais elle dépendait pratiquement de ce ministère par le truchement de la direction du budget. Ce règlement provisoire est à ce jour en vigueur, bien qu’il ne soit absolument pas conforme à la nature de l’institution, à sa structure organisationnelle, à la motivation des ressources humaines et à la nature des catégories et des compétences susceptibles d’être recrutées. C’est la raison pour laquelle il est devenu caduc au niveau scientifique, à cause de l’abîme qui sépare ses textes de ce qui s’applique dans la réalité, et de sa non-conformité avec les rôles et les objectifs  que la Caisse s’est assignés, surtout depuis l’adoption en 2005 de l’AMO.

Concernant le statut des employé(e)s, le problème principal réside dans le tiraillement de son contenu entre deux arrière-pensées contradictoires. L’une d’elles entend  combler le retard qu’a connu la situation professionnelle d’une vaste catégorie d’ancien(ne)s employé(e)s de la Caisse, qui ont beaucoup enduré dans l’édification de l’institution de prévoyance sociale, malgré la faiblesse des moyens et la dérision des salaires, consacrant ainsi l’esprit et les principes du mutualisme et de l’entraide mutuelle, retard dû à l’absence, durant des décennies, de concours professionnels. De même faut-il réparer le tort dont pâtissent ceux qui sont considérés comme étant des temporaires,                en les titularisant, tout en comptant leur ancienneté, en raison de leur expérience, de leur apport et de leur contribution. Encore doit-on résoudre le problème des employé(e)s de la clinique mutuelle qui souffrent de l’application précipitée de l’article 44 du code de la couverture médicale, et ce, par leur intégration immédiate, au lieu des promesses et des tentatives décevantes de détourner leur mouvement de leur revendication principale qu’est la réintégration. Aussi faut-il se garder de priver les catégories des médecins et des ingénieurs des avantages dont bénéficient leurs collègues dans les secteurs analogues et la Fonction publique, avantages qui sont liés au niveau des salaires, des motivations, du rythme de la promotion professionnelle, en cessant de noyer l’institution de la Caisse par des contractuels et des « attachés », pour faire éviter à l’institution des dépenses inutiles, en se tenant aux suggestions de l’ex-ministre des Finances de ne recourir à de tels recrutements que dans les cas extrêmes, limitant le nombre de pareils postes à dix.

L’autre arrière-pensée entend par tous les moyens légaliser les modes de recrutement qui préservent les privilèges, l’influence et la domination de ceux qui en sont bénéficiaires. Reste une dernière observation, c’est que ce règlement s’inspire de celui régissant les employé(e)s de l’Agence Nationale de la Conservation Foncière, mais il accuse un retard d’au moins une décennie, relativement à celui qui est en vigueur dans d’autres institutions, dont à titre d’exemple les Postes du Maroc et Maroc Telecom.   

 

La santé des employés de la CNOPS est en danger !

 

L'état psychosocial  auquel ils ont arrivés les employés de la caisse (dégradation des conditions de travail, stress, harcèlement moral,…) nous laisse à réfléchir à autant de questions que de réponses. Cependant, dans la commission chargée des conditions de travail et de l'organisation au sein du syndicat national des employés de la CNOPS, on revendique[1] l'amélioration de cet état et la rénovation des conditions de travail conçues en 5 dimensions :

Ressources humaines[2]: Les résultats de l'enquête nous ont permis de constater clairement les dysfonctionnements que connaît la politique de gestion des ressources humaines (60% des insatisfaits): manque du personnel dans la plupart des sections, le harcèlement moral traduit par le taux des personnes qui souffrent de la pression hiérarchique, des insultes et des violations verbales. 52% des répondants perçoivent une attitude hostile ou conflictuelle chez leur supérieur hiérarchique. 37% trouvent que leur supérieur hiérarchique ne respecte pas leur dignité et leur éthique au travail. Ainsi, avec ces caractères difficiles et agressifs, ces personnes nuisent au bon déroulement du travail et doivent assumer leurs responsabilités morales et juridiques vis-à-vis des victimes de ces comportements. Monsieur le directeur est appelé à intervenir pour mettre fin à ces mauvaises habitudes et cet harcèlement moral dont ils souffrent plus de la moitié des répondants à l'enquête.   

A une question: êtes-vous satisfaits par les montants des  primes trimestrielles et semestrielles que vous receviez? 87% des employés ne sont pas satisfaits des montants reçus. La motivation financière est considérée parmi les facteurs de stress les plus importants. Ainsi, on revendique plus d'équité dans la répartition des primes.

 

Milieu de travail : Pour une grande partie des locaux, ils sont caractérisés par l'exiguïté, l'encombrement dans les bureaux, l'accumulation des documents inutiles (cartons, bordereaux,…), l'absence des endroits spécifiques  pour l'ablution et pour la prière et le manque des locaux pour la prise des repas. 

 

Méthodes de travail et d'organisation : le manque de formalisation des processus et des procédures de travail, précisant le qui fait quoi et le comment, aboutit à un chevauchement des tâches, des conflits de rôles, répartitions inégales des tâches, faire et refaire des choses faites,…Pour cela, nous réclamons un système organisationnel efficace et efficient basé sur les nouvelles approches managerielles qui va mettre fin au taylorisme dont il beigne notre établissement.     

Malgré l'importance donnée au développement de la Qualité des services dans le plan d'action stratégique (3axes/6), on remarque l'absence d'une entité qui s'occupe de la déclinaison de cet objectif. Nous sommes convaincus de l'importance de cette structure qui peut jouer un rôle crucial dans la satisfaction des assurés et des employés et dans l'amélioration de rendement et de la productivité. 

 

Matériel et équipements utilisés : Plusieurs postes disposent des bureaux et des chaises inadaptés au travail et qui mis en danger la santé des utilisateurs. En revanche, d'autres postes sont dotés des équipements de haute gamme!

81% des répondants à l'enquête trouvent que le travail sur écran leur pose des problèmes de la santé : maux tête, picotement des yeux, douleurs dorsales, ….les horaires du travail doivent être aménagés et le système de brigade constitue un droit légitime pour les personnes qui travail, d'une façon continue, sur écran et pour les chargés de l'accueil.

 

         "Matière traitée": Le travail sur des bordereaux et des dossiers envoyés par les établissements de soins et les assurés constituent une source d'exposition à diverses nuisances, à la poussière,…leurs conséquences sont déjà enregistrées: picotements oculaires et cutanés, sinusite,…Ainsi, une prime de risque pour les personnes concernées s'avère nécessaire.

 

Par ailleurs, nous revendiquons un statut qui prend en considération les besoins et les attentes des employés, qui améliore leurs conditions de vie au travail, qui leur permet un épanouissement et un développement de leur carrière professionnelle et qui met fin aux contraintes physiques et psychosociales (stress, harcèlement moral, …). Ce ci aura comme conséquence une performance de notre établissement en terme de la qualité des services offerts et de la productivité interne.

 

Conclusion:

 

En guise de conclusion, on peut dire que cette étude nous a permis de mettre en lumière les vrais problèmes dont ils souffrent les employés de la CNOPS (qualité des locaux, matériel et équipements du travail, organisation du travail et GRH) et les mauvaises conditions de travail qui leurs provoquent, habituellement, un stress constant. Les conséquences de ce phénomène sont néfastes pour la santé et la sécurité des employés et pour notre établissement qui devrait donner l'exemple aux autres institutions car les coûts économiques, sociales et sanitaires causés par les mauvaises conditions de travail sont lourd et la CNOPS supporte une part très importante de ces coûts en terme des médicaments remboursés et de prises en charge délivrées, qui ne cessent d'augmenter.

 

Le mal-être au travail se répand au sein de tous les services et touche tous les employés, tous grades confondus, y compris les responsables, et toujours en plus grand nombre, notre syndicat fait des conditions de travail le point central et transversal de son revendicatif.

 

CNOPS 

Syndicat 

Rédigé par: Mr KERAK Ebrahim

Chargé de la commission des conditions de travail et de l'organisation

Syndicat national des employés de la CNOPS

UMT Rabat.

 



[1] "CONSTATER, C'est déjà contester"

[2] Dimension qui correspond à la Main-d'œuvre dans le jargon des entreprises privées.

Par Le Blog - la Voix Des Travailleurs - V.d.T. - Publié dans : voixdestravailleurs
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