Casablanca : Les Luttes Ouvriers des cadres et des ouvriers de la CIMR (Caisse Marocaine Interprofessionnelle de Retraite)

Publié le par Le Blog - la Voix Des Travailleurs - V.d.T.

Nous avons appris que les membres du Bureau syndical de la Caisse Interprofessionnelle Marocaine de Retraite (CIMR) affiliés à l’UMT ont observé mercredi dernier un sit-in de protestation devant le bureau du du PDG.
EN effet, selon le communiqué du syndicat, dont copie nous est parvenue,
le Bureau syndical reproche aux responsables de cette institution leur refus de tout dialogue sincère et sérieux, la sape de l’action syndicale, l’atteinte aux acquis légitimes du personnel, le harcèlement professionnel et moral, etc. De même, le communiqué de l’UMT, tout en saluant la presse nationale qui rend compte du différend direction-syndicat, «dénonce avec vigueur les propos irresponsables du Président-directeur général, lors de la réunion du 16 février 2006 au siège de la CIMR et devant des dizaines de cadres et personnel, lesquels propos ont porté atteinte aux journalistes en les taxant de plumes payées, et aux médecins accusés de délivrer des certificats médicaux de complaisance».

20/2/2009


 

 



Le personnel et les cadres de la Caisse interprofessionnelle marocaine de retraite (CIMR), affilié à l’Union Marocaine du Travail, ont déclenché jeudi dernier un deuxième sit-in de trois heures, après celui du 28 janvier dernier.

Un arrêt de travail pour protester contre le refus de dialogue affiché par la direction de la Caisse, et pour réclamer la reconnaissance de leurs anciens acquis.
Il faut dire que cette situation de litige crée un environnement mal sain au sein de cette institution qui gère des dizaines de milliers de personnes et sape, notamment, le moral des travailleurs. Mais ce qui a marqué surtout cette journée de grève, c’est l’incendie provoqué au premier étage du siège national de la CIMR, dans le bureau du Secrétaire général (UMT) ayant totalement détruit des documents considérés par les membres du Bureau syndicale comme «importants et secrets», puisqu’ils «concernent la gestion de la Caisse». L’incident a eu lieu vers 15H30, tandis que les syndicalistes étaient en réunion au sixième étage, après leur sit-in. Et seul le cartable contenant lesdits documents a été carbonisé. Selon Mohamed Jaouad, SG du Syndicat, le(s) auteur(s) de l’incendie auraient pénétré dans le bureau par la fenêtre. Une plainte a été déposée contre X et une enquête aurait été ouverte par la police pour éclaircir cette affaire.

8/2/2009

 

 

 

La polémique et l’antagonisme au sein de la Caisse interprofessionnelle marocaine de retraite (CIMR) continuent entre la direction, d’une part, et le personnel et les cadres de cette institution affiliés à l’UMT, d’autre part. Cette situation de «blocage» est cause d’une nouvelle grève à laquelle appelle pour ce jeudi le Bureau syndical. Un sit-in de trois heures pour, selon les syndicalistes, confirmer leurs «revendications légitimes», à savoir la reconnaissance de leurs anciens acquis, et amener la direction au dialogue.
Par ailleurs, selon un communiqué du Bureau syndical, une réunion tenue samedi dernier a été consacrée à la situation qui prévaut au sein de l’établissement et à l’examen des déclarations du PDG de la CIMR concernant leurs revendications. Le même communiqué fournit des réponses, sous forme de mise au point à ces déclarations, dont voici un résumé:
«- … Concernant la désignation du représentant syndical, effectivement, un représentant a été désigné conformément à l’article 470 du Code de travail..., et, malgré cela, le Président déclare le contraire… Plus, la direction refuse de le (le représentant syndical) recevoir.
- Concernant les privilèges sociaux évoqués par M. le Président dans sa déclaration, ce sont des privilèges acquis, légitimes et normaux obtenus d’une lutte de plus de 33 années sous l’égide de la forte UMT, et non offertes pendant l’ère du déclarant… Plutôt celui-ci les a gelés.
- A propos des salaires des travailleurs de la CIMR, considérés comme les plus hauts sur le marché de la retraite, il y a en effet une catégorie qui perçoit des salaires faramineux tandis qu’une autre perçoit 800 DH comme salaire de base…
- Quant à l’intention de certains individus de mettre la main sur la manne de la Caisse, comme a déclaré le PDG et affirmé qu’il ne permettra cela qu’après être passé sur son corps, il s’agit là d’accusations graves et de paroles irresponsables. On ne sait à qui elles sont adressées…»
Aussi, dit le communiqué, les cadres et travailleurs de la CIMR condamnent-ils les graves accusations et réclament-ils l’ouverture d’une enquête sérieuse et honnête sur la gestion de la Caisse, l’arrêt des pratiques irresponsables (harcèlement professionnel et moral) et le respect des acquis, de la convention collective et du Code du Travail.

A. Bidaoui

 

5/2/2009

 

 

C’est le bras de fer à la Caisse marocaine interprofessionnelle de retraite (CIMR) entre la direction et le bureau syndical UMT. Les deux parties sont tellement opposées qu’un sit-in de protestation de trois heures a été observé hier mercredi (de 9H30 à 12H30) devant le siège de cette institution à Casablanca. Des dizaines de salariés, y compris des cadres, ont manifesté leur colère. Leur principal mot d’ordre, couché sur la banderole principale, condamnait «le reniement par la direction des acquis, sa violation de la convention collective et le harcèlement professionnel».

Ainsi, hommes et femmes ont répondu à l’appel du Bureau syndical du personnel de la CIMR (UMT) qui, comme indiqué dans une «Motion de grève», a appelé à un sit-in lors de sa réunion du 24 janvier dernier. Une réunion «pour faire le point sur la situation de démoralisation inquiétante qui sévit parmi le personnel et prendre les mesures nécessaires à la défense des acquis», comme le dit la motion.
Le syndicat reproche notamment à la direction «le retour sur les acquis», «l’absence de dialogue», «son attitude méprisante» et «la violation du libre exercice du droit syndical». Pour faire face à cette situation, il est passé à l’action, en faisant «endosser l’entière responsabilité de la détérioration du climat social» au sein de leur institution.
Selon le SG du Bureau syndical, Mohamed Jaouad, l’UMT au sein de la CIMR n’a pas maintenant de revendications déterminées. Tout ce que à quoi elle aspire, c’est que le personnel recouvre ses anciens acquis.
Mais le PDG de la CIMR a un autre son de cloche. Pour lui, cette grève est totalement injustifiée, car son établissement a toujours été une institution sociale. Car, selon lui, le personnel jouit de maints avantages sociaux. C’est pourquoi il demande à tous d’être raisonnables vu la nature de la Caisse, responsable de la gestion des retraites de centaines de milliers de personnes.
De la sorte, c’est tout un fossé qui sépare les deux parties. La situation risque de s’envenimer davantage si aucune solution n’est trouvée. D’autant plus que les syndicalistes menacent de «reconduire cet arrêt de travail à tout moment jugé opportun», si la direction persiste dans son refus du dialogue.
La CIMR est une caisse de retraite qui a le statut d´association à but non lucratif et qui gère les cotisations de plus de 400.000 salariés du secteur privé et sert des pensions de retraite à plus de 107.000 retraités. Elle représente le tiers du dispositif de retraite du secteur privé au Maroc, eu égard aux pensions servies (2.142 millions de dirhams) et aux cotisations encaissées (3.075 millions de dirhams).
Créée en 1949, elle a été la première caisse de retraite destinée au secteur privé au Maroc.
Elle regroupe des entreprises qui souhaitent assurer une retraite confortable à leurs salariés. Elles sont aujourd’hui au nombre de 4.071, implantées dans toutes les régions du Maroc et oeuvrant dans tous les secteurs d’activité.

Khalid Cheddadi, Présidet-directeur général de la CIMR : Les salaires de la CIMR sont parmi les plus élevés sur le marché de la retraite



«Ce que je voudrais dire à propos de cette grève, c’est que, tout d’abord, je respecte le droit légitime et constitutionnel du personnel de la CIMR, dont je prends acte. Maintenant, sur le fond, je trouve que cette grève est totalement injustifiée. Son origine, c’est que le Bureau syndical, qui a été au sein du syndicat majoritaire à la CIMR, a refusé de désigner un représentant comme l’indique la loi. Et il veut outrepasser le nombre de représentants qui est fixé par la loi. Nous, nous sommes des gens légalistes : nous voulons que la loi soit respectée des deux côtés. Jamais nous n’outrepasserons les prescriptions de la loi. Mais quand nous estimons que l’autre partie qui est en face doit respecter les dispositions légales, nous l’exigerons d’elle. La CIMR a toujours été une institution extrêmement sociale. Et il doit y avoir tous les avantages sociaux accordés au personnel, tant au niveau des rémunérations - les salaires de la CIMR sont parmi les salaires les plus élevés sur le marché de la retraite - que des prestations sociales, de la couverture retraite, de la couverture médicale, de celles respectives de la maladie, de décès et de l’invalidité; également au niveau de la formation qui est donnée au personnel, de la formation diplômante donnée à un certains nombre de cadres, des primes de l’Aïd, de l’Achoura, de la rentrée scolaire… Nous envoyons des gens à La Mecque. Nous avons un certain nombre de prestations sociales qui sont parmi les plus avancées sur le marché. Alors, il faut que le personnel soit également raisonnable parce que nous sommes responsables de la gestion des retraites de centaines de milliers, sinon des millions de Marocains. Si des gens veulent mettre la main sur cette manne, moi, je le leur refuse et je la protège. Je n’admettrais jamais qu’on aille au-delà de ce à quoi nous avons légitimement droit. Et quand je dis «nous», c’est l’ensemble du personnel. Il faudra me passer sur le corps avant.»

Mohamed Jaouad, Secrétaire général du Syndicat
du personnel de la CIMR (UMT) : Nous voulons recouvrir nos anciens acquis



«Nous avons organisé ce sit-in pour protester contre certaines irrégularités. D’abord le PDG refuse de recevoir le Bureau syndicat et d’ouvrir un dialogue sérieux autour de ces graves violations, notamment à l’encontre du Code du travail, de la convention collective, le reniement des acquis et la sape des traditions et autres normes ayant prévalu à la CIMR depuis plus de 58 ans.
Il y a aussi les retenues sur salaire qui dépassent souvent 90% de la paie mensuelle, quand le salarié tombe malade, contrairement à ce qui prévalait auparavant. J’ajoute aussi le harcèlement professionnel, devenu source de complications graves concernant la santé, qui provoque des dépressions nerveuses et autres perturbations psychiques, ayant conduit à de nombreuses démissions.
Je voudrais évoquer aussi le gel des salaires, à cause d’une politique d’appauvrissement, ayant donné des disparités sociales, puisque le salaire mensuel de base pour une certaine catégorie du personnel est de 800 DH, alors que certains perçoivent un salaire 250 fois plus élevé que ça. Je rappelle que le quart du personnel de la CIMR est temporaire et travaille de façon illégale, parce que contraire aux dispositions du Code du travail. Nous avons déposé plainte à ce sujet. Enfin, je signale qu’il y a irrégularité concernant la déclaration des salaires des travailleurs ayant 800 DH comme salaire de base.
Ce sont là les violations à la loi que nous avons constatées. En ce qui nous concerne, nous n’avons pas maintenant de revendications déterminées. Tout ce à quoi nous aspirons, c’est de recouvrer nos anciens acquis. Notre grève, grâce à l’unité des rangs, a réussi à 100%, parce que même les cadres supérieurs y ont pris part et les quatre agences de la CIMR (Marrakech, Rabat, Fès et Tanger) ont débrayé.
Plusieurs secteurs se sont solidarisés avec nous. J’en cite l’Association des retraités, l’Association des droits de l’Homme, le secteur de la chimie, l’Union régionale de l’UMT, le secteur du bâtiment et du bois, la polyclinique des électriciens et le secteur pétrolier.»

29/1/2009


Source :

 

www.albayane.ma

 

 

Publié dans voixdestravailleurs

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